Le "sprint créatif" organisé par Cocoshaker a permis à 18 porteurs de projets de se faire une idée du programme expérimentation, durant une demi journée le 2 octobre dernier / Crédit photo : éditeur

Cocoshaker facilite les premiers pas dans l’entrepreneuriat social

L’incubateur clermontois fête ses 5 ans en ouvrant un nouveau type d’accompagnement : la possibilité de vérifier si son profil correspond à celui d’un entrepreneur social.

« Entrepreneuriat » et « social » peuvent se côtoyer dans la même phrase. La preuve : Cocoshaker, l’incubateur clermontois dédié à ces projets de nouvelles entreprises, a désormais 5 ans.

Depuis 2016, ce sont près de 30 start-up d’entrepreneuriat social qui ont été accompagnées par l’équipe de Cocoshaker. Tous les projets sont (ou ont été) portés par des femmes et des hommes dont la volonté d’impact social ou environnemental était aussi forte que la recherche de pérennité économique.

Le « sprint créatif » organisé par Cocoshaker a permis à 18 porteurs de projets de se faire une idée du programme expérimentation, durant une demi journée le 2 octobre dernier / Crédit photo : éditeur

En 2020, du nouveau

Cette année, outre la désormais traditionnelle promotion de projets incubés, Cocoshaker pratique une petite mise en abyme en innovant sur son programme d’accompagnement.

Depuis début octobre – et jusqu’au 15 novembre – vous pouvez ainsi candidater à un nouveau programme appelé « expérimentation« . Il est présenté ainsi par l’équipe : « explorez l’entrepreneur social qui est en vous et développez votre projet par l’expérimentation ».

« Ce programme se situe en amont du programme d’incubation », précise Pauline Tranchant, responsable de l’accompagnement des projets. Dans le programme Expérimentation, la durée de suivi est donc plus courte (4 mois versus 9 en incubation), pour une promo de 12 à 15 porteurs/porteuses auvergnats.

La promotion Cocoshaker 2020 : des jeunes entrepreneurs cherchant un impact social et/ou environnemental / Crédit photo : éditeur

Quel temps y consacrer ? Ce sera de l’ordre de 2 jours en présentiel par mois, plus un atelier hebdomadaire en visio. Et toujours en mode collectif – principalement en co-développement. « Les retours d’expérience de chaque porteur pourront nourrir les autres participants », espère Pauline. Un certain investissement temps, donc, mais gérable par des personnes en cours d’activité.

Surtout, la formation est entièrement gratuite pour les projets sélectionnés ! Un dispositif rendu possible par les nombreux soutiens partenariaux dont bénéficie Cocoshaker, notamment celui du Valtom qui soutient les projets de l’économie circulaire.

Valider un profil entrepreneurial

« Le format est plus court et moins engageant pour les porteurs », reconnaît Pauline. En effet, l’objectif n’est pas tant de consolider un projet d’entreprise que de valider si le porteur – potentiel – a le bon profil.

Tout part de la définition de l’entrepreneur social : « L’impact [social ou environnemental] est sa raison d’être » insiste Marion Audissergues, directrice de Cocoshaker. « Les valeurs, le sens en sont naturellement démultipliés. Mais le modèle économique est un moyen – nécessaire – pour l’atteindre. »

Les candidat.e.s retenu.e.s auront-ils ce profil ? Pourront-ils gérer cet équilibre entre impact social/environnemental et pérennité économique ? C’est l’objet des 4 mois d’expérimentation Cocoshaker, où les participants seront testés à travers l’initiative qu’ils portent.

Pauline Tranchant, en pleine animation d’un « sprint créatif » le 2 octobre dernier à l’hôtel de ville de Clermont / Crédit photo : éditeur

« On testera les projets sur les territoires [des porteurs] », précise Pauline, « en allant notamment à la rencontre des bénéficiaires, des potentielles parties prenantes et des clients ». L’objet est ici de valider une compétence clé, capitale pour la suite : l’enrôlement des ressources territoriales. Pour « appréhender l’innovation dans son contexte territorial », conclut Pauline.

Une matrice développée par le Cisca

Un outil a été spécialement conçu pour représenter les caractéristiques de l’entrepreneur social. C’est le Cisca – le Centre de Recherche en Innovation Sociale, basé à Clermont, qui l’a développé.

La matrice de l’entrepreneur social, développée par le Cisca / Crédit visuel : Claire Antoine (DR)

Cette matrice est utilisée pour la première fois « sur le terrain ». Selon Nicolas Duracka, son directeur et concepteur, « l’important est de l’expérimenter elle aussi avec les candidats, et de ne pas avoir peur des formulations utilisées ».

Lire l’entretien avec Nicolas Duracka : « on est obligé de changer de logiciel, et ce n’est pas facile ! »

Et en pratique ?

J’y venais : en pratique, plusieurs permanences sont proposées pour aider à la rédaction des dossiers de candidature :

  • le lundi 19 octobre de 17h à 19h à Coworkit
  • le jeudi 29 octobre de 12h30 à 14h en visio
  • le jeudi 5 novembre de 9h30 à 11h à Clermont (lieu à préciser)

Et le jeudi 5 novembre, un « café Cocoshaker » sera l’occasion d’évoquer le programme autour d’un café, ou d’un thé, ou d’un viandox.

Pour plus d’informations, ou pour vous inscrire, contactez Pauline par mail. Bonne chance à toutes et à tous 🙂

Pour en savoir plus :
la page de l’appel à candidature « expérimentation » sur le site internet de Cocoshaker