Frédéric Coureau veut booster le commerce itinérant pour le climat

Journaliste, innovateur, entrepreneur, Frédéric Coureau mise désormais – avec Pile Ici – sur le commerce itinérant pour redynamiser les campagnes et réduire les émissions de gaz à effet de serre.


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Pourquoi cet article ?

J’ai travaillé de nombreuses fois avec Frédéric, principalement à l’époque du Journal de l’Eco. Nous avons réfléchi à un partenariat avec La Montagne, puis co-publié certains contenus du Connecteur sur l’innovation locale.

Convaincus tous deux que la dynamisation et le développement du territoire – quelle qu’en soit la direction – passait notamment par une bonne information et la mise en relation de ses acteurs, nous avons tous deux continué nos bonhommes de chemin dans les initiatives média de proximité. J’avais d’ailleurs réalisé son entretien en janvier 2018 pour le Connecteur.

Lire l’entretien avec Frédéric Coureau paru dans Connecteur le 19 janvier 2018 – sur les thématiques média et innovation

Avec Pile Ici, Frédéric s’engage sur une voie à la fois entrepreneuriale et écologique puisqu’il vise clairement un impact de réduction des émissions de gaz à effet de serre, liée à une baisse du temps de transport pour aller faire ses courses en zone rurale.

Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, je vous propose d’en savoir plus sur son approche de la résilience et sur Pile Ici, en plein lancement.

Damien

L’intervenant : Frédéric Coureau

Frédéric a eu plusieurs vies. Tout d’abord dans l’innovation, puisqu’il a dirigé la pépinière d’entreprises Pascalis à partir de 2002, en lien avec l’incubateur BUSI. Son objectif consistait alors à structurer la filière de l’entrepreneuriat innovant sur Clermont.

Il a bien sûr une expérience média très importante, à la fois nationale (radios FM dans les années 80, télé par câble dans les années 90 …) et locale (création en 2012 du Journal de l’Eco, puis du Courrier des Entreprises).

Il a enfin travaillé auprès de la CCI Puy-de-Dôme sur un angle de communication et d‘événementiel, notamment à travers le projet Ecobiz de plateforme numérique et communautaire destinée aux entreprises locales.

Aujourd’hui, Frédéric propose toujours des prestations éditoriales et événementielles (en animation). Mais son projet de cœur est désormais Pile Ici, une application mobile de mise en relation de clients et de commerçants itinérants en zone rurale.

Frédéric est très sensible aux sujets scientifiques et environnementaux depuis sa jeunesse. Passionné d’astronomie, il a souhaité orienter son activité dans le sens d’une contribution positive à la réduction des gaz à effet de serre. La promotion du commerce itinérant est le levier qu’il a choisi.

Contacter Frédéric par e-mail : frederic.coureau@pile-ici.fr
Contacter Frédéric par téléphone : 06 47 80 60 25

La structure : Pile Ici

Comment redynamiser les communes rurales ayant perdu tous leurs commerces, tout en réduisant l’impact des déplacements longs (en moyenne 34 km aller-retour vers le supermarché le plus proche) ? C’est le pari de Pile Ici.

Cette application mobile propose de repérer les commerçants itinérants proches de l’utilisateur et de mettre en avant leur produits. Elle a notamment pour fonctionnalités des recherches par labels et des alertes personnalisées.

L’équipe Pile Ici, en décembre 2020 à Turing22, avec Frédéric au premier plan / Crédit visuel : Frédéric Coureau (DR)

Lancé par Frédéric Coureau et son associé en 2019, l’offre est fonctionnelle depuis septembre 2020. La structure comporte à fin 2020 quatre collaborateurs dont deux apprentis.

Les clients sont principalement les collectivités, même si les commerçants peuvent en bénéficier. Pile Ici est en cours de déploiement dans le Massif Central (notamment en Creuse), avec des contacts outre-Atlantique, au Québec.

Visiter le site web de Pile Ici

Ta carrière t’a mené au carrefour du journalisme, de l’innovation et des territoires. Commençons par l’innovation : comment est-ce pour toi un moteur de résilience ?

Parce qu’on innove que quand on a un sens, un cap. Souvent, l’innovation naît du hasard ou du chaos, comme dans de nombreux laboratoires. Mais sans cap, elle ne progresse pas. Or, je vois qu’au pied du mur, l’humain a une capacité d’innovation folle. On l’a vu pendant les guerres, même si c’était des moments dramatiques : l’humain a pu progresser techniquement ou organisationnellement de manière phénoménale. 

Tu es un militant de la résilience, de l’acceptation du changement …

Il faut accepter d’être plus en résilience, de s’adapter par rapport à la nature. Mais aussi faire confiance à la science qui peut faire émerger des pistes très intéressantes, que l’on devrait suivre. Chaque jour ou presque, nous avons des découvertes étonnantes. Par exemple, les Chinois ont allumé un réacteur de fusion nucléaire : c’est une voie énergétique fabuleuse [qui] peut solutionner beaucoup de problèmes énergétiques au niveau de la planète.

Il faut accepter d’être plus en résilience, de s’adapter par rapport à la nature

Mais l’innovation des start-ups est aussi intéressante. Certaines peuvent faire émerger de vraies technologies de rupture – on l’a vu avec les vaccins du Covid-19. Mais j’en suis persuadé par rapport à la résilience de proximité. Cette forme d’innovation apporte un maillage très intéressant, car elle fait émerger des réponses à des problématiques de territoire, et apporte souvent des réponses mieux adaptées.

Les derniers vaccins contre le SARS-Cov2, vecteur du Covid-19, sont à « ARN messager ». Une innovation sanitaire assez radicale qui n’aurait sans doute pas vu le jour si vite sans la pandémie actuelle. / Crédit photo : NIAID RML (Wikimedia Commons, CC BY 2.0)

Tu as travaillé “directement” sur l’innovation, notamment à Pascalis, mais tu as aussi couvert ces sujets en tant que journaliste. Quelle image as-tu des médias dans leur traitement des enjeux de résilience et de transition ?

J’ai une très mauvaise image de l’évolution des médias grand public sur le sujet écologique. Ils donnent aux gens ce qu’ils veulent lire ou entendre : à voir des chaînes comme C-News qui sont devenues des machines à bêtises, juste pour se garantir une audience. Résultat, on invite n’importe qui, qui ont tous le même temps de parole même s’ils ne sont pas pertinents. Heureusement, il reste des médias plus équilibrés et approfondis, comme Arte, ou Courrier International, qui reprendront des sources diversifiées.

Lire le reportage au sujet de l’emballement médiatique : « de la gestion de crise à la résilience territoriale, le grand écart »

Je dois dire également que mes expériences de journaliste local ont joué dans ma remise en cause personnelle. Surtout, je me demande quotidiennement comment inventer quelque chose de vraiment différent dans les médias. On a beaucoup évolué, avec les live, la vidéo, l’info en continu, l’interaction avec le lecteur … mais, pour moi, on est à la fin d’un cycle. Reste un “bouillonnement flou”, dans lequel on a beaucoup de mal à trouver l’information si on ne fait pas l’effort d’aller la chercher.

Au forum de la Création d’entreprise de la CCI, en 2016. Frédéric dirigeait alors le Journal de l’Eco, média de proximité sur l’actualité des entreprises / Crédit visuel : Frédéric Coureau (DR)

Peux-tu nous raconter cette “remise en cause personnelle” que tu évoques au sujet de l’écologie ?

Je suis un défenseur de l’environnement depuis toujours. C’est un sujet qui me mobilise depuis mon adolescence. J’aimais prendre la parole, défendre cette cause dans ma classe, puis dans des groupes de travail.

A une époque, on a eu beaucoup de marées noires, dont l’Amoco Cadiz en 1978. Ça a motivé mon engagement sur la notion d’écologie – au-delà de l’environnement. Il s’agissait alors de défendre la nature et les animaux. A 13 ans, j’étais par exemple activement “anti-chasse”, et j’allais dans les forêts pour crier, faire fuir les animaux afin de gêner les chasseurs.

Étant aussi passionné par le journalisme, j’ai ensuite beaucoup lu. Et je me suis rendu compte que cette cause écologique s’orientait trop vite vers les extrêmes. Pour la défendre, on avait l’impression qu’il fallait devenir catastrophiste. Par exemple, lors des marées noires, beaucoup disaient que “plus jamais la nature ne reviendra la même” … or, non ! On voit qu’elle a fini par reprendre ses droits, même si ça ne minimise pas la catastrophe initiale.

C’est cette polarisation des thèses pessimistes qui te pose problème … es-tu un écologiste optimiste ?

Je suis aussi passionné d’astronomie depuis longtemps. Et quand on s’intéresse aux phénomènes de l’espace, comme le mouvement des étoiles et des planètes, on comprend qu’il y a des facteurs exogènes à l’homme qui influent sur le climat, des cycles naturels.

Pour défendre la cause écologique, on avait l’impression qu’il fallait devenir catastrophiste.

On a donc d’un côté l’écologie – la détérioration de la nature par l’homme, qui est une réalité – et, de l’autre côté, les cycles naturels, qui ont entraîné des phénomènes de refroidissement et de réchauffement naturels, comme avec la “petite ère glaciaire” au Moyen-Age. Si on se revendique de la science, c’est un fait.

Naufrage de l’Amoco Cadiz au large du Finistère, en 1978. Un événement qui a fait basculer de nombreuses consciences en faveur de la protection de la nature / Domaine public

Mais quelle est ton opinion des tendances climatiques décrites par les scientifiques mondiaux ?

Aujourd’hui, il y a clairement un réchauffement climatique qui se constate et se mesure. Cependant, il y a une dizaine d’années, quand la conscience collective de ces enjeux est apparue, je lisais les études du GIEC qui sont à la base de ce mouvement. Et, là, on se rend compte que la plupart de ces études ont des marges d’acceptabilité, qui font qu’on quitte parfois la science pour entrer dans la statistique.

Or, le catastrophisme ambiant se base sur les courbes hautes de ces projections statistiques. C’est ce sur quoi on se basait pour dire “il nous reste 30 ans”, “20 ans” … ou “c’est trop tard !”. Et ça, à partir des mêmes études … Au fond, je n’aime pas quand on passe d’un modèle d’alerte à du catastrophisme. C’est la différence entre la science et la religion, la croyance. Même si cela n’exclut pas le problème à la racine.

Lire l’entretien : « le changement climatique dans le Massif Central, suivi par Vincent Cailliez »

Enfin, ce qui me gêne aussi, c’est qu’on parle tous de la “nature”. Mais, en faisant cela, on dissocie l’homme (mauvais) de la nature (bonne). Pourtant, on est tous originaires de la nature, l’ADN en est la preuve ! Et nous ne sommes pas les seuls êtres naturels à avoir un mode de développement néfaste aux écosystèmes. C’est donc malhonnête de dire que nous sommes la pire espèce de tous les temps.

L’homme peut-il faire preuve de résilience ?

Je reconnais la capacité de résilience et d’innovation de l’homme, qui sont incroyables. L’homme n’est pas un super prédateur, il ne court pas très vite, n’est pas très fort. Pourtant, il est encore là et bien là, malgré les épisodes de grande chaleur ou de grand froid. Il a donc une capacité de résilience qui est extrême, et encore plus d’innovation. C’est ce qui a fait la différence et nous a permis de prospérer.

La résilience réside dans l’acceptation du fait que rien de nos acquis sont inscrits dans le dur.

Cependant, la résilience réside dans l’acceptation du fait que rien de nos acquis sont inscrits dans le dur. Beaucoup de gens ont un discours consistant à défendre ces acquis. Là, c’est vrai qu’une certaine forme de décroissance et d’adaptation peut être intéressante. Il faut par exemple comprendre que les mouvements migratoires ont des facteurs exogènes de misère, et que l’on se doit d’y trouver des solutions.

Lire l’entretien avec Nicolas Duracka : « il faut changer de logiciel, et ce n’est pas facile ! »

Aujourd’hui, cette résilience humaine est hélas un peu sclérosée : on a moins la capacité d’accepter qu’il fasse plus chaud, plus froid, que l’eau monte … Par exemple, on voit les conséquences de la montée de l’eau sur les côtes. Et alors ? Reculons, installons-nous ailleurs ! Être résilient, c’est accepter cet état de fait qu’on peut changer, et ne pas se morfondre.

[Pour résumer,] je ne ressens pas une urgence climatique ou environnementale. Je ne crois pas au catastrophisme, mais beaucoup plus à l’action pratique qui est à notre portée.

Ton périmètre d’action est justement celui du territoire, notamment rural. Comment se placent-ils face aux enjeux environnementaux ?

Ça paraît facile de dire ça, mais je suis convaincu que dans les “territoires ruraux”, il y a une dynamique exceptionnelle. Exemple : quand je dirigeais Pascalis autour de 2000, je m’étais intéressé au numérique dans l’aménagement du territoire. Et le Cantal était alors un superbe exemple d’un département qui a toujours essayé de bouger, contrairement au Puy-de-Dôme qui avançait de manière beaucoup plus attentiste. Pourquoi ? Parce que, dans le Cantal, il y avait cette “obligation” d’être plus malin ou plus inventif pour ne pas se noyer. C’est la même logique de “pied du mur” dont je parlais plus tôt.

Le salon Ruralitic, organisé dans le Cantal chaque année, aborde les questions de numérique et de ruralité / Crédit photo : Ruralitic (DR)

Quand on s’intéresse à ces territoires, on voit tellement de belles initiatives, dans plein de domaines ! Dans l’ESS d’abord, parce qu’il faut maintenir un accès à des services de base, aussi parce qu’on connaît naturellement mieux ses voisins et qu’on comprend mieux ceux qui sont coupés de ces services. 

Dans les « territoires ruraux », il y a une dynamique exceptionnelle !

Mais j’ai aussi vu de très belles avancées dans le monde agricole. J’anime des tables rondes au Sommet de l’Elevage depuis 10 ans, et ce monde est très en pointe, très inventif, et – contrairement à ce qu’on pense – très porté sur les questions environnementales. Et ce ne sont pas que des seniors proches de la retraite !

Lire l’entretien avec Olivier Tourand : « certaines cultures n’auront plus leur place »

Tu as choisi de monter Pile Ici, une start-up dédiée à ces territoires. Quel est ton constat de base ?

Pile Ici s’intéresse aux 48% des communes françaises qui n’ont plus du tout de commerce. Et, derrière, il y a un nombre incalculable de communes dans lesquelles il ne reste qu’un commerce. Or, ce commerce de proximité est souvent le dernier lieu de vie sociale. Cela inclut les points de vente de produits de “première nécessité”, mais pas que. 

A voir notamment l’initiative “1000 Cafés” lancée par Jacqueline Gouraud [Ministre de la Cohésion des Territoires, et portée par le Groupe SOS], pour recréer des cafés proposant plusieurs services ou dépôts de produits. Ça marche très bien, car dès qu’un tel café ouvre, il est tout de suite plein. Même si on ne devient jamais riche avec ça, les porteurs de ces projets apportent vraiment du lien social.

L’initiative « 1000 cafés » vise à favoriser l’ouverture de commerces et points de convivialité dans les communes qui en sont privées / Crédit photo : groupe SOS (DR)

Quelles sont les conséquences environnementales de cette désertification commerciale ?

En moyenne, dans un territoire rural, on parcourt 17 km pour atteindre le supermarché – quand il n’y a plus de commerce de proximité. En termes d’impact environnemental, c’est énorme. Et ça concerne environ 20 millions de personnes, 10 millions de foyers, donc 10 millions de voitures qui feront 2 fois 17 km chaque semaine pour faire les courses.

Et la solution à ces problématiques est …

Si on reformule la question : comment faire renaître des commerces de proximité dans des territoires qui n’ont pas la masse critique ? Réponse : ce sera un commerce itinérant. On n’aura pas un boucher présent toute l’année, mais deux marchés à 2 et 5 km du village, deux fois par semaine, avec les services nécessaires.

Comment faire renaître des commerces de proximité dans des territoires qui n’ont pas la masse critique ? Réponse : ce sera un commerce itinérant.

Le problème de ces commerçants mobiles, c’est qu’ils sont souvent très petits et fragiles. Et qu’il est compliqué d’en faire la promotion : dans ces territoires, il n’y a pas de média, il reste très peu de bulletins municipaux … Pile Ici souhaite apporter cette réponse. 

Beaucoup de commerçants des marchés en plein air pratiquent l’itinérance, notamment en ce qui concerne les produits locaux / Crédit visuel : Martin Winkler de Pixabay

Peux-tu nous présenter l’offre de Pile Ici ?

Il y a à peu près 150 000 commerçants itinérants en France, avec une dynamique de renouveau (…), et un rôle de lien social extrêmement important. Pourtant ils sont transparents. Personne ne le représente ! Je voulais donc proposer une application numérique très simple qui permette de mettre en avant ces commerçants, et d’en faciliter la mise en relation avec les consommateurs.

Concrètement, cette appli permet de savoir quels sont les commerçants itinérants qui passent à proximité de chez moi, quels produits ils ont, et de bénéficier d’alertes personnalisées. On a aussi beaucoup travaillé sur les labels de qualité ou sur les circuits courts afin de les mettre en avant : on propose ainsi au consommateur de faire une recherche par labels – cela va des Meilleurs Ouvriers de France aux AOP, Bio, Circuits Courts, Élevage Respectueux … et on pousse aussi ces options auprès des commerçants, par exemple en insistant sur le fait que 20% des recherches se font sur la base de tel label. C’est un jeu à somme positive entre le consommateur et le commerçant.

L’application mobile Pile Ici localise les commerçants itinérants proches de l’utilisateur et propose de découvrir leurs produits / Crédit visuel : Pile Ici (DR)

Où en est le déploiement du service ?

Nos clients, ce sont des commerçants et de plus en plus des collectivités. On vient de démarrer, on a 240 commerçants référencés pour l’instant [au 26 novembre 2020], mais on commence à signer avec des communautés de communes : le Grand Guéret, Creuse Confluence – la Creuse, c’est comme le Cantal pour nous, ils sont très dynamiques. 

Pile Ici met en avant les commerçants itinérants, et facilite leur mise en relation avec les consommateurs.

Fin 2020, nous avons également été contactés par la commune de Laval, au Québec – 500 000 habitants tout de même ! – qui est intéressée par Pile Ici. On pourrait adapter la solution chez eux, on est en train d’étudier la question. Également dans les tuyaux, on voudrait avoir une action avec tous les acteurs de soutien du commerce itinérant en Auvergne-Rhône-Alpes. 

Si, à fin 2021, on peut se dire qu’on est une réponse pour la profession dans le quart Sud-Est de la France, ce sera une vraie réussite.

Pour aller plus loin (liens proposés par Frédéric) :
Comprendre : l’émission « Carnets de Campagne » sur France Inter, par Philippe Bertrand
Agir : l’initiative 1000 Cafés

Propos recueillis le 26 novembre 2020, mis en forme pour plus de clarté puis relus et corrigés par Frédééric. Crédit photo de Une : éditeur